Sur une plage après une tempête, on ramasse de tout : bouchons, bouts de filet, emballages, sacs déchirés. Ce que l’on voit n’est qu’une petite partie du problème. En 2016, la Fondation Ellen MacArthur estimait que, sans changement, l’océan pourrait contenir en 2050 plus de plastique que de poissons, en poids. Cette projection a fait le tour du monde parce qu’elle interpelle et résume bien l’enjeu.

Des impacts sur l’homme, l’économie et les espèces
Après une tempête, de nombreux déchets sont retrouvés sur les plages. Ces déchets visibles ne représentent pourtant qu’une infime partie de la pollution marine. En 2016, la Fondation Ellen MacArthur a publié une projection devenue célèbre : si rien ne change, l’océan pourrait contenir en 2050 plus plastique que de poissons. Ce comparatif est surtout à vocation pédagogique et permet d’illustrer l’ampleur du problème si on ne fait rien.
D’où viennent ces déchets ?
Contrairement à une idée répandue, la plupart des déchets marins ne sont pas jetés depuis les bateaux. Environ 80 % d’entre eux proviennent de l’intérieur des terres. Ils sont emportés par le vent, la pluie et les rivières jusqu’à l’Océan via le cycle de l’eau. Le reste se répartit entre les déchets abandonnés sur les plages et ceux rejetés directement en mer. C’est donc avant tout à la source que des solutions doivent être trouvées.
La règle des 3 R et une première victoire
Le déchet qui pollue le moins est celui qu’on ne produit pas. Pour réduire les déchets à la source, l’infographie propose la règle des 3 R.
- Réduire. Bannir les produits à usage unique comme les gobelets, les sacs et les bouteilles plastique, et préférer les produits avec peu ou pas d’emballage, par exemple en achetant en vrac.
- Réutiliser. Acheter d’occasion limite la production de déchets. On peut aussi remplacer les sacs plastique par des sacs réutilisables, comme un cabas ou un sac en tissu.
- Recycler. Trier ses déchets est un geste simple, qui permet de valoriser de nombreux matériaux. Le compost, lui, recycle les déchets organiques, dans un jardin comme en appartement.
Une date illustre ce que la mobilisation peut obtenir : le 1er juillet 2016. Elle marque l’interdiction officielle, en France, des sacs plastique à usage unique de moins de 50 micromètres d’épaisseur, qu’ils soient gratuits ou payants.
Choisissez dès cette semaine un premier geste parmi les 3 R à adopter chez vous.
Sources
- Fondation Ellen MacArthur, The New Plastics Economy: Rethinking the future of plastics, 2016 (projection « plus de plastique que de poissons en 2050 »). Rapport : · communiqué de présentation
- Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Valuing Plastic, 2014 (13 milliards de dollars de dommages par an).
- Décret n° 2016-379 du 30 mars 2016 relatif aux modalités de mise en œuvre de la limitation des sacs en matières plastiques à usage unique (interdiction au 1er juillet 2016).
- Surfrider Foundation Europe, campagne Ban the Bag.













