L’océan constitue une importante source d’énergie. Le vent du large, les vagues, les courants, les marées ou encore les différences de température et de salinité peuvent être utilisés pour produire de l’électricité. Dans le cadre de la transition énergétique, qui vise à réduire l’usage des énergies fossiles, ces technologies suscitent un intérêt croissant. Elles ont cependant des conséquences pour le littoral et pour les personnes qui en vivent. Cette infographie présente les six principales.

L’éolien en mer
Il s’agit de la technologie la plus développée. Au large, le vent est plus fort et plus régulier que sur terre, si bien qu’une éolienne en mer produit environ deux fois plus d’électricité qu’une éolienne terrestre. Les éoliennes peuvent être soit fixées sur le fond, généralement jusqu’à une quarantaine de mètres de profondeur, soit être flottantes, ce qui permet de les installer plus loin des côtes. Un parc doit compter de nombreuses éoliennes pour être rentable, et leur installation comme leur entretien coûtent 30 à 50 % plus cher que sur terre.
Les hydroliennes
Les hydroliennes fonctionnent comme des éoliennes sous-marines. Leurs pales sont mises en mouvement par les courants de marée ou les courants des fleuves. Installées entre 30 et 40 mètres de profondeur, elles ne sont pas visibles depuis la côte et leur production peut être prévue avec précision, car les courants sont bien connus. Leur entretien sous l’eau reste toutefois complexe et coûteux, et les zones de fort courant sont souvent utilisées pour la pêche ou la navigation.
L’énergie des vagues
L’énergie houlomotrice exploite le mouvement de la houle, à la surface de l’eau ou au moment où les vagues déferlent. Certaines installations ne nécessitent pas de fondations importantes, et le potentiel est élevé sur les côtes exposées. La production dépend cependant de la houle et leurs installations peuvent être problématique avec certaines activités aquatique comme le surf par exemple.
L’énergie des marées
L’énergie marémotrice utilise la différence de niveau de l’eau entre la marée haute et la marée basse, à l’aide d’un barrage ou de bassins de retenue. L’usine marémotrice la plus connue en France se trouve sur la Rance, en Ille-et-Vilaine. Sa production peut être anticipée longtemps à l’avance grâce aux coefficients de marée. En revanche, la construction d’un barrage a un impact important sur l’estuaire, qui doit ensuite être entretenu régulièrement pour éviter l’accumulation de sédiments.
L’énergie osmotique
Cette technologie repose sur la rencontre entre l’eau douce et l’eau salée. Les deux sont séparées par une membrane que l’eau douce traverse naturellement, ce qui crée un débit capable d’entraîner une turbine. Les embouchures des fleuves constituent les sites les plus adaptés. La production serait continue et prévisible, mais l’investissement nécessaire reste élevé pour un rendement encore faible. Par ailleurs, les estuaires accueillent déjà d’autres activités, comme la pêche ou l’ostréiculture.
L’énergie thermique des mers
Elle exploite la différence de température entre l’eau chaude de surface et l’eau froide des profondeurs. Cet écart doit atteindre au moins 20 °C, avec des fonds d’environ 1 000 mètres, ce qui limite son usage aux régions tropicales. Sa production est continue, mais la technologie demeure complexe et coûteuse. Le pompage et le rejet de grandes quantités d’eau modifient en outre la température locale et perturbent les écosystèmes.
Sources
- Surfrider Foundation Europe, infographie Les énergies marines renouvelables, 2017.
- France Énergies Marines, institut de recherche dédié aux énergies marines renouvelables.
- EDF, usine marémotrice de la Rance (Ille-et-Vilaine), en service depuis 1966.













