Gels douche, gommages, shampoings, dentifrices : un grand nombre de cosmétiques et de produits présents dans nos salles de bain contiennent des milliers de petites billes de plastique. Ce sont les microbilles. Presque invisibles à l’œil nu, elles posent un problème bien réel pour l’océan et pour notre santé.

Des billes de plastique dans nos cosmétiques
Les industriels les ajoutent pour leur effet exfoliant ou pour donner de la texture. Selon les estimations, un seul produit pourrait contenir jusqu’à 360 000 microbilles, et elles peuvent constituer plus de 10 % de son volume.
Le problème commence au moment du rinçage. Trop petites pour être retenues, ces billes échappent aux filtres des stations de traitement des eaux. Elles rejoignent alors les rivières, puis finissent leur course dans les océans, où flottent déjà 4 850 milliards de particules de plastique.
Un danger pour l’océan et la santé
Fabriquées essentiellement à base de pétrole, les microbilles sont très nocives pour la faune et la flore marines. L’infographie met en avant trois dangers.
- L’ingestion : les animaux marins les confondent avec de la nourriture.
- La dispersion de polluants chimiques, que les particules libèrent ou transportent.
- Le transport de bactéries infectieuses, qui voyagent à leur surface.
Une question se pose alors : si les poissons absorbent ces microplastiques, peut-on les retrouver dans nos assiettes ?
Comment les repérer et les remplacer
Changer les choses demande l’engagement de tous. Les industriels peuvent produire mieux, en retirant les microbilles de leurs formules. Les institutions peuvent décider mieux, en encadrant ou en interdisant leur usage. Les consommateurs, eux, peuvent faire les bons choix au moment de l’achat.
Encore faut-il savoir reconnaître les microbilles. Deux méthodes existent. La première consiste à lire la liste des ingrédients sur l’emballage et à y chercher leurs noms scientifiques : polyéthylène (PE), polypropylène (PP) ou polyéthylène téréphtalate (PET). La seconde repose sur l’aspect du produit : la présence de petites billes colorées en suspension doit alerter.
Une fois ces produits identifiés, il suffit de les remplacer. De nombreuses marques engagées ont proscrit les microbilles de leur composition. Il existe aussi des alternatives naturelles offrant les mêmes effets : le lin, les grains de noyaux de fruits, les noix, le sucre, le sel ou encore le marc de café.
Les plus motivés peuvent mettre la main à la pâte et fabriquer eux-mêmes leurs produits. Un gommage maison se prépare en quelques minutes avec du sucre ou du marc de café mélangé à une huile végétale.
Pour aller plus loin, l’application Beat the Microbead permet de scanner un produit en magasin et de repérer facilement ceux qui contiennent des microbilles.
Chaque flacon évité représente des centaines de milliers de particules de plastique en moins dans l’océan. Prenez quelques minutes pour vérifier les étiquettes des produits de votre salle de bain.













